Boutique en ligne · Livraison
Vigne & Braise — le bois de vigne pour barbecue
Le bois se vend par cartons, et aucun outil de livraison existant ne savait déposer correctement ce genre de colis en point relais. J’ai refait la boutique de zéro et développé cette livraison moi-même. Résultat : le client choisit son relais, comme pour n’importe quel achat en ligne.
De la commande jusqu’au colis livré.
En ligneboisdevignebarbecue.fr
La situation de départ
Vendre du bois de vigne pour barbecue, c’est vendre un produit lourd. Le prix du transport pèse dans la décision d’achat autant que le prix du bois lui-même, et la façon de livrer n’est pas un détail de dernière minute : c’est un argument de vente. Une boutique qui ne propose que la livraison à domicile se prive d’une partie de ses acheteurs, parce que beaucoup préfèrent retirer un colis lourd dans un commerce de leur quartier, à l’heure qui les arrange.
La boutique existait déjà. Son problème n’était pas son apparence : c’était qu’aucun composant tout fait ne savait proposer le retrait en point relais pour des cartons de bois. Autrement dit, l’outil décidait de la façon de livrer, et la façon de livrer décidait de la façon de vendre. C’est exactement l’inverse de l’ordre normal des choses.
Ce qui a été construit
La boutique a été reprise entièrement : le catalogue, le panier, les commandes, les expéditions, le paiement. Rien d’extraordinaire jusque-là, ce sont les fondations de n’importe quelle boutique en ligne, et elles ont été prises toutes faites.
La particularité tient à la livraison, que j’ai écrite moi-même. Concrètement : le client saisit son adresse, la boutique lui montre les commerces qui acceptent les colis autour de chez lui, il en choisit un, et ce choix voyage avec la commande jusqu’à l’étiquette collée sur le carton. Un point relais n’est pas une ligne de plus dans une liste d’options. C’est une adresse choisie au milieu du paiement, qui doit survivre à toutes les étapes suivantes sans jamais se perdre.
Le parcours complet, du panier à la commande payée, est rejoué automatiquement à chaque modification du site. C’est un choix délibéré : une erreur dans ce parcours ne se voit pas quand on travaille dessus, elle se voit tout de suite sur les ventes du lendemain.
Ce que ça a demandé
Refaire une boutique de fond en comble a un coût qu’il faut regarder en face. Ce que le logiciel précédent faisait tout seul, il faut désormais l’écrire : le parcours de commande, le calcul des frais de port, les étapes par lesquelles passe une commande, les courriels envoyés au client. En échange, on peut enfin faire ce que l’ancien interdisait, et ici c’était toute la raison du changement.
La partie point relais a surtout demandé de traiter ce dont personne ne parle : le service du transporteur qui ne répond pas, le commerce fermé entre la commande et l’expédition, l’adresse saisie que le service ne reconnaît pas. Un client qui a sa carte à la main n’a pas le droit de se retrouver bloqué là. Chacun de ces cas a une issue prévue, et c’est ce travail-là, invisible sur une maquette, qui fait la différence entre une commande passée et une commande abandonnée.
Ce qu’il y a à en retenir
Les commandes, les expéditions, les frais de port réels, les clients qui écrivent parce que leur colis a du retard : c’est un quotidien que je tiens, pas une hypothèse de travail.
C’est ce qui change la façon de trancher. Un développement sur mesure ne se justifie pas parce qu’il est intéressant à écrire, il se justifie quand son absence coûte des commandes. Ici, la livraison en point relais en coûtait, donc je l’ai écrite. Tout le reste, je l’ai pris tout fait, et c’est la même règle que j’applique quand je travaille pour quelqu’un d’autre.