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Recherche publique · Logiciels internes

IRD — les logiciels internes d’un institut de recherche public

Dans un institut de recherche public, chaque arrivée demande la création de comptes et d’accès, chaque équipe doit être localisable sur une carte, chaque publication et chaque jeu de données doit rester retrouvable. De 2019 à février 2025, d’abord salarié puis prestataire, j’ai refait une vingtaine de ces logiciels internes. Trois d’entre eux se consultent librement.

De 2019 à 2025, une vingtaine d’applications refaites.

Client
Institut de recherche pour le développement
Période
2019 – février 2025
Rôle
Développeur salarié, puis prestataire pendant trois ans et demi
Outils employés
SymfonyAnnuaires d’entrepriseGraphQLOAI-PMHDataverse

En lignecompte.ird.fr lab.ird.fr dataverse.ird.fr

La situation de départ

Un institut de recherche public n’a pas un logiciel, il en a une vingtaine. Chacun répond à un besoin réel : inscrire une personne qui arrive, tenir à jour l’annuaire des équipes, rendre les publications trouvables, conserver les données produites par les chercheurs. Et chacun a été écrit à une époque différente, par des mains différentes, avec les habitudes de son moment.

Pris un à un, ils fonctionnent. Pris ensemble, ils ne partagent rien : ni la façon de reconnaître qui se connecte, ni les manières de travailler, ni la procédure pour mettre une correction en ligne. Tant que chacun a son responsable, cela tient. Le jour où une seule personne doit tous les maintenir, l’addition arrive.

Je suis entré dans cet institut comme salarié en 2019, puis j’y suis resté trois ans et demi comme prestataire, jusqu’en février 2025. Le travail n’était pas d’ajouter un logiciel de plus. C’était de reprendre l’ensemble.

Ce qui a été construit

Le premier s’occupe de l’arrivée d’une personne : la création de son compte, l’attribution de ses accès, et leur fermeture le jour de son départ. Il est branché sur les annuaires internes, dont il tire la liste des personnes et des services, plutôt que de tenir sa propre liste dans son coin. C’est le point d’entrée de tout le reste, donc celui qui n’a pas le droit d’être approximatif.

Le deuxième est l’annuaire cartographique des équipes et de leurs partenaires : qui travaille où, avec qui, sur quoi. Les informations viennent directement des annuaires de l’institut, et non d’une saisie parallèle qui aurait divergé dès le premier mois.

Le troisième rend les publications de l’institut visibles par les grands catalogues scientifiques, qui viennent les chercher tout seuls. C’est un petit logiciel, et c’est celui qui fait connaître le travail des chercheurs ailleurs que sur le site de la maison.

S’y ajoutent un portail qui rassemble les projets de recherche, jusque-là dispersés entre plusieurs outils, et un entrepôt où les équipes déposent leurs données scientifiques pour qu’elles restent consultables et citables des années plus tard.

Trois de ces logiciels se consultent librement : compte.ird.fr, lab.ird.fr et dataverse.ird.fr.

Ce que ça a demandé

Tous ont été repris sur une base commune. C’est là que se joue l’essentiel : les mêmes façons d’écrire, les mêmes briques, la même procédure de mise en ligne, le même mécanisme de connexion. Une correction de sécurité s’applique alors partout d’un seul coup, et quelqu’un qui connaît un de ces logiciels les connaît tous.

Plus de trois mille modifications enregistrées sur cet ensemble. Aucune ne relève de l’exploit. Elles relèvent de la constance : un logiciel repris complètement plutôt qu’à moitié, et le refus d’ajouter une vingt-et-unième façon de faire.

Ce qu’il y a à en retenir

Ce qui compte dans un parc de logiciels, ce n’est pas l’élégance de l’un d’eux. C’est la facilité avec laquelle quelqu’un d’autre pourra le reprendre. Un établissement public ne garde pas un prestataire trois ans et demi s’il faut refaire son travail derrière lui.

Si vous avez plusieurs logiciels hérités et personne pour les tenir ensemble, la question n’est pas lequel réécrire en premier. C’est de savoir ce qu’ils doivent avoir en commun pour qu’une seule personne puisse encore s’en occuper dans trois ans.

Un cas proche du vôtre

Quinze minutes pour exposer votre situation. Si ce que vous avez à faire ressemble à l’une de ces réalisations, je vous dis comment je m’y prendrais, ce que ça suppose de votre côté, et dans quel ordre de prix on se situe.

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