Boutique en ligne · Changement d’outil
TGL Création — la boutique en ligne d’un fabricant de tampons
Ce fabricant vend en ligne depuis des années, sur un logiciel devenu trop vieux. J’ai déménagé la boutique sur un outil récent : nouvelle apparence, et surtout reconstruction de l’écran qui permet au client de dessiner son tampon et de voir le rendu avant de commander. La place dans Google et la fidélité des clients ont été conservées.
Fabricant depuis 1966. Le client dessine son tampon avant d’acheter.
En lignetglcreation.com
La situation de départ
TGL Création fabrique des tampons en France depuis 1966. La maison vend en ligne depuis longtemps, sur un logiciel de boutique devenu trop ancien : lent à faire évoluer, coûteux à entretenir, et de plus en plus éloigné de ce qu’un acheteur attend aujourd’hui d’un site.
Changer d’outil, dans ce cas, n’est pas une affaire d’apparence. Une entreprise qui vend en ligne depuis des années a des adresses de pages qui circulent partout : dans les moteurs de recherche, dans les courriels échangés avec ses clients, dans leurs favoris. Elle a aussi des acheteurs fidèles, qui ont accumulé des avantages au fil de leurs commandes. Tout cela existe avant le déménagement et doit exister après. Un déménagement réussi ne se remarque pas ; un déménagement raté se paie pendant des mois.
Ce qui a été construit
Une apparence dessinée pour cette maison, plutôt qu’un habillage acheté tout fait et retouché à la marge. La raison est simple : le catalogue et la façon de vendre d’un fabricant de tampons ne ressemblent pas à ceux d’une boutique ordinaire, et un habillage que l’on tord finit toujours par coûter plus cher qu’un habillage écrit pour le cas présent.
Surtout, l’écran de personnalisation a été refait. Un tampon ne se choisit pas dans une liste : il se compose. Le client saisit le texte qu’il veut voir apparaître, choisit son format, et voit le résultat à l’écran avant de commander. C’est cette page qui porte la vente, et c’est celle qu’aucun produit du commerce ne sait fournir telle quelle.
Vient ensuite le travail qui ne se voit pas. Chaque adresse de page de l’ancien site a été rapprochée, une par une, de celle qui lui correspond sur le nouveau : les fiches produits, les rubriques, les pages d’information. Rien n’est laissé en chemin, et quelqu’un qui arrive par un ancien lien atterrit là où il s’attendait à arriver. Les avantages accumulés par les clients fidèles ont été repris à l’identique, pour que personne n’ait à les réclamer.
Ce que ça a demandé
Le travail visible, c’est l’apparence et l’écran de personnalisation. Le travail décisif, c’est l’inventaire. On ne déménage pas ce qu’on n’a pas listé : les produits et leurs déclinaisons, les comptes clients, les commandes déjà passées, les pages écrites au fil des ans, et surtout les adresses. Ce recensement se fait avant la première ligne de code, parce qu’il commande tout le reste, y compris la décision de ne pas reprendre certaines pages.
La bascule elle-même se prépare comme une opération à date. Ce qui se vérifie la veille, ce qui se vérifie le jour même, ce qui se surveille les semaines suivantes : chaque étape est écrite à l’avance, parce qu’un site marchand ne se remet pas d’une journée d’improvisation.
Ce qu’il y a à en retenir
La place d’un site dans les moteurs de recherche n’appartient pas au site. C’est un capital accumulé année après année, indépendant du logiciel qui l’affiche. Il se perd en une journée mal préparée et se reconstruit en plusieurs années.
Si vous changez d’outil, la question à poser à votre prestataire n’est donc pas de quoi votre site aura l’air. C’est ce qu’il compte faire des adresses existantes, et à quel moment il aura fini de les recenser. S’il ne sait pas répondre, la réponse arrivera toute seule, trois mois après la mise en ligne, sous la forme d’un téléphone qui ne sonne plus.